Vive le Gruyère, mais moins concentré, svp.

Gruyère comme il fautPour ce sujet là,il faut que j’essaye en français fédéral (deutsche Übersetung unten), éxcusez les puristes de la langue de La Fontaine. Le Gruyère, l’ancien petit frère de l’Emmental, devenu grand frère entre temps, nage sur une vague de succès. Grace à un contrôle de production et un carnet de charges très sévères, l’Interprofession et la branche réalisent des beaux profits pour tous les participants du marché avec un prix de lait au dessus de 80 centimes, pendant que les producteurs du lait pour l’Emmental doivent se contenter avec un peu plus que 50 centimes bien qu’ils produisent le même lait cru que les collègues outre Sarine.

Mais dans cette jolie histoire il y a une tâche noire, qui n’est pas aussi décorative, que sur la peau des vaches en Romandie. Il s’agit de l’affouragement. Jusqu’à ici le carnet de charge permet jusqu’à trente pourcents de concentrés dans la ration des productrices de lait („Le 70 % de la ration calculée en matière sèche (MS) du bétail laitier dans son ensemble doit provenir de la surface fourragère de l’exploitation“). Cela veut dire, que pas moins d’un tiers du fromage peut consister indirèctement d’ingrédients qui sont produits des milliers de kilomètres loin de la zone de production. Un fait qui ne se fait pas très bien dans le joli prospectus du Gruyère AOC.

Un nouveau projet lancé cette année pourra peut-être changer ces conditions doutables. Il s’appelle „Progrès Herbe“ et est porté par un groupe d’organisations largement basées (Prolait, IP Suisse, HAFL, Prometerre et FiBL). Le but: „soutenir les producteurs de lait vaudois dans leur démarche d’optimisation des fourrages locaux vers une autonomie fourragère croissante“. Je supporte ça. Il y a deux, trois facteurs qui me font optimiste. C’est pas un projet de „gauche“. Les traditionalistes y sont et ils supportent parce qu’ils ont realisé le danger potentiel pour leur cheval de garde, le Gruyère. Deuxièmement ont démarre gentiment avec une quinzaine d’exploitations et troisièmement c’est supporté finacièrement par les organisations et indirectement par l’état, ça aide toujours… (Image Laiterie de Belfaux)

Traduction:

Es lebe der Gruyère, aber mit weniger Kraftfutter, bitte

Die Erfolgsgeschichte des Gruyère ist geradezu beispielhaft dafür, wie man es auf dem Schweizer Milchmarkt richtig machen kann. Dank strengen Produktionsbeschränkungen und einem ebensolchen Pflichtenheft floriert der ehemalige kleine Bruder des Emmentalers, der diesen längst überholt hat. Während die Produzenten von Emmentalermilch gut 50 Rappen pro eingeliefertem Liter erhalten, sind es für die Gruyère-Produzenten über 80 Rappen, obwohl beide dieselbe Rohmilch produzieren.

Auf der schönen Weste des Westschweizer Vorzeigekäses gibt es aber einen dunklen Flecken, der sich weniger gut macht, als auf der Haut der Kühe ennet der Saane: Für die Produktion von Gruyère darf bis heute bis zu 30 Prozent der Ration als Kraftfutter verabreicht werden. Das heisst, rund ein Drittel des Käses kann indirekt aus Zutaten bestehen, die Tausende von Kilometern abseits des streng begrenzten Produktionsgebiets hergestellt wurden, kein Ruhmesblatt für den idyllischen Gruyère-AOC-Prospekt.

Nun scheint sich aber etwas zu tun. Eine Koalition von mehreren Organisationen aus dem Umfeld des Waadtländer Milchbauernverbands Prolait will mit Beteiligung von IP Suisse, Prometerre, HAFL und FiBL) für einen mindestens teilweisen Umschwung sorgen. Sie haben die Organisation Progrès Herbe (hier ein deutscher Beschrieb) gegründet. Diese will gemäss der Website Produzenten bei der Optimierung lokaler Futtermittel unterstützen, um so eine steigernde Futtermittel-Autonomie zu fördern. Das unterstütze ich. Drei Faktoren stimmen mich optimistisch. Erstens ist das Projekt breit abgestützt und nicht „links“. Zweitens beginnt man klein (mit 15 Betrieben) und will kontinuierlich wachsen. Drittens erhalten die Teilnehmer öffentliche Mittel zur Dämpfung der Kosten, das hilft immer…

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2 Antworten to “Vive le Gruyère, mais moins concentré, svp.”

  1. Ion Says:

    Très belle histoire. Merci bien. On vera ce que ca vaut, mais en tout cas déjà bonne chance aux initiants.

  2. Dominique Barjolle Says:

    merci de ce blog en français, il faut en faire d autres ! le point des concentrés qui font des milliers de kilomètres, on peut aussi le relier avec d autres aspects que les AOC, par exemple avec la politique agricole, qui soutien la production animale suisse y compris si elle consomme des concentrés produits en Amérique du Sud au détriment de la forêt amazonienne…

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